Cible B, gestion de patrimoine · mission type
38 bâtiments, six fichiers qui ne se parlent pas, une décision à prendre.
Comment Trame a transformé le patrimoine éparpillé de Patrimoine Austral, une société de gestion du Grand Nouméa, en un tableau de bord qui a permis à son conseil de trancher : quels murs rénover, lesquels céder.
// de la donnée éparse à l'arbitrage rénover / céder, 9 semaines
Le client
Patrimoine Austral gère un parc mixte : logements intermédiaires loués à des ménages, bureaux loués à des administrations, et quelques équipements (une médiathèque, une crèche).
Le parc vieillit. Après 2024, les budgets d'entretien se sont resserrés et le coût des matériaux importés a grimpé. Le conseil d'administration pose une question simple et redoutable à Hélène Mercier, directrice du patrimoine : où met-on l'argent ?
Elle connaît ses bâtiments. Mais la réponse exige de comparer 38 actifs entre eux (leur état, leur coût, leur valeur), et cette comparaison, personne n'arrive à la produire.
La tension
« On entretient au fil de l'eau, bâtiment par bâtiment. Quand le conseil demande une vision d'ensemble (quels actifs coûtent trop cher, lesquels sont en danger), on ouvre six fichiers, on bricole un tableau, et au fond personne n'y croit. »
H. Mercier, directrice du patrimoine (personnage fictif)
La prise de contact
Avant Trame, Hélène avait essayé deux fois. D'abord un alternant, parti après avoir empilé des onglets Excel que plus personne ne savait faire tourner. Ensuite, une IA générative.
Le résultat l'a marquée : des graphiques superbes, et faux. L'outil avait additionné des surfaces qui n'avaient pas la même définition (surface utile ici, surface de plancher là), et rien, dans le joli rendu, ne permettait de le voir. Le chiffre était propre, élégant, et faux.
Elle n'avait pas besoin de graphiques. Elle avait besoin que la donnée soit vraie.
« Montrez-moi vos fichiers, pas vos rêves. »
Pas de présentation commerciale. Trame demande à voir les sources réelles, telles qu'elles existent, avec leurs trous. À la fin de l'appel, une seule chose est commandée : un diagnostic. Pas un tableau de bord, un état des lieux de la donnée. Le point de départ, sans engagement.
Le diagnostic
Une demi-journée sur place, à ouvrir ce qui existe vraiment. Six sources, six définitions, trois identifiants, beaucoup de trous.
Cartographie des sources & fiabilité
Le diagnostic ne produit pas un tableau de bord. Il produit une note de 8 pages : la carte des sources, leur fiabilité, les écarts, un modèle de données cible, et surtout les trois questions qui méritent vraiment un tableau de bord. Sans cette étape, on automatise le faux.
▣ Livrable PH.02 : Note de diagnostic données · 8 p.La structuration
Avant la moindre couleur, on fait exister la donnée : un référentiel unique, un identifiant pivot, des surfaces réconciliées, des indicateurs recalculés. C'est ici que se joue 70 % de la valeur, et c'est ce qu'aucun outil ne fait seul.
Avant
- 6 fichiers non reliés
- 3 identifiants bâtiment concurrents
- 22 % de surfaces douteuses
- 0 indicateur d'état ou de coût
- Mise à jour manuelle, annuelle
Après, le référentiel Trame
- 1 référentiel unique, 38 bâtiments
- 1 identifiant pivot partagé
- Surfaces réconciliées & qualifiées
- 41 champs fiables · 5 indicateurs dérivés
- Refresh mensuel automatisé
Les 5 indicateurs construits
Indice de vétusté (composants + âge + tickets correctifs), coût d'exploitation au m², coût de portage annuel, échéances réglementaires, et un score de risque par bâtiment. Chacun défini avec Hélène, pas en chambre.
La mécanique
Ingestion et réconciliation des six sources dans Power Query / M, modèle en étoile, restitution sous Power BI. La donnée reste chez le client ; rien ne part dans un service tiers. La reconnexion mensuelle se fait sans ressaisie.
Les tableaux de bord
Trois écrans, une seule trame. Voici, à quelques chiffres près, ce que le conseil a vu le jour de la restitution.
Écran 1 : État du parc
vue vétustéConcentration de la dette
Lecture : quatre bâtiments (Ducos, Montravel, Doniambo, Magenta) sortent du lot et concentrent près de la moitié de la dette d'entretien. C'est sur eux, pas sur le reste du parc, que se joue l'arbitrage.
Écran 2 : Coûts & dérive
vue dépensesLecture : en six ans, la maintenance corrective a presque triplé (95 → 248 MF) pendant que la préventive stagnait. On répare de plus en plus ce qu'on a laissé se dégrader : le parc paie sa propre inaction.
Écran 3 : Arbitrage rénover / céder
vue décisionRisque réglementaire
Lecture : au-dessus de la ligne, le coût de porter le bâtiment dépasse ce qu'il rapporte en usage. Deux actifs y sont franchement, et cumulent un risque réglementaire échu : ce sont les candidats à la cession, chiffres à l'appui.
La restitution & les décisions
Une réunion d'une heure devant le conseil. Le tableau de bord ne décide pas, il met tout le monde devant les mêmes faits. Voici les arbitrages sortis de la séance.
Deux cessions argumentées
Imm. Ducos et Rés. Montravel coûtent durablement plus à porter qu'ils ne valent en usage. Décision : cession, avec un dossier chiffré, daté et défendable, pas une intuition. ≈ 21 MF/an de portage évité.
Une intervention prioritaire
Méd. Magenta cumule incendie et accessibilité échus : risque juridique avant risque financier. Décision : mise en conformité chiffrée et planifiée en priorité absolue.
Une bascule vers le préventif
Face au triplement de la maintenance corrective, réallocation budgétaire vers le préventif sur trois sites pilotes, pour casser la spirale avant qu'elle ne touche d'autres bâtiments. Objectif : −15 % de corrective à 3 ans.
Un parc, enfin, lisible
Pour la première fois, les 38 actifs sont comparables sur les mêmes critères. Le conseil ne discute plus des fichiers : il discute des choix.
Le livrable n'était pas l'écran. C'était un conseil qui sait, pour la première fois, où mettre l'argent, et pourquoi.
On est passés d'un débat sur la fiabilité des chiffres à un débat sur la stratégie. Trame n'a pas fait de jolis graphiques, il en a fait des graphiques justes, et il était dans la salle pour en répondre.Hélène Mercier, directrice du patrimoine, Patrimoine Austral · personnage & verbatim fictifs
Le pilotage & la maintenance
Un tableau de bord qui n'est pas entretenu redevient faux en six mois. Le pilotage continu garde le système vivant, et garde une main responsable derrière.
Refresh des données
Reconnexion automatique des six sources. Aucune ressaisie. Les chiffres suivent la réalité du parc.
Mise à jour cartographie
Vétusté, coûts et échéances recalculés. On vérifie que le référentiel n'a pas dérivé.
Évolutions
Intégration des nouveaux bâtiments post-reconstruction, ajout d'un indicateur carbone, nouvelles vues à la demande.
Restitution au conseil
Trame présente la mise à jour et en répond. La responsabilité ne se délègue pas à un écran.
L'impact
Votre parc raconte une histoire que personne n'a encore lue ?
Tout commence par le diagnostic : un état des lieux de vos données et une première lecture, sans engagement.
// Cas 2/4, voir aussi : patrimoine public & énergie · négoce de matériaux · distribution & marge.